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lundi 6 février 2017

Open Access : la Beall’s list n’est plus… vive les white lists !

https://www.flickr.com/photos/slavapetrov/7821382596
Le 21 octobre 2013, nous publiions un billet proposant quelques pistes pour Eviter les pseudo-revues scientifiques d’éditeurs prédateurs ; parmi elles, nous vous invitions à vérifier si l’éditeur auquel vous souhaitez soumettre votre article n’était pas repris dans la blacklist de J. Beall, qui dénonçait les « éditeurs scientifiques Open Access prédateurs ».

Même si cette liste était controversée, sa disparition (voir p.e. : ici en français ; ou en anglais), en janvier 2017, laisse quelques partisans perplexes (voir p.e. les commentaires ici ou )…

Un petit groupe de chercheurs et de professionnels de l’information a décidé de poursuivre l’effort d’information sur les éditeurs prédateurs et a ouvert le site Stop Predatory Journals. Le groupe préfère rester anonyme, pour éviter le harcèlement subi par J.  Beall…
Notez que les éditeurs prédateurs ne manquent pas d’imagination et certains s’en prennent à des revues reconnues, en piratant leur site web ou leur nom, se faisant ainsi passer pour une revue de qualité !


Une autre approche que le système de blacklist semble désormais s’installer : la white list, qui répertorie les journaux et les éditeurs signant un code de conduite garant d’une véritable éthique de l’édition scientifique en Open Access :
Voir aussi les recommandations émises par le Committee on publication ethics (http://publicationethics.org/) ou, dans le domaine médical, International committee of medical journal editors (http://www.icmje.org/).
Enfin, on peut aussi prendre connaissance de l'avis des auteurs eux-mêmes sur les revues Open Access, en consultant le site QOAM. On y trouve l'évaluation des revues par les chercheurs selon 4 critères (Editorial information, Peer review, Governance et Workflow) ainsi que des informations sur le prix payé pour être publié en Open Access.
Et, pour la route, une petite vidéo ludique (en anglais) en 3 étapes : think, check, submit !

 

Par ailleurs, dès le 19 janvier 2017, les Editions universitaires européennes relançaient (de plus belle ?! Voir notre précédent billet qui vous mettait déjà en garde contre cet éditeur : Éditions Universitaires Européennes ou Presses Académiques Francophones, un bref rappel) leur campagne pour capter des travaux à publier au format papier pour « le faire vivre, lui donner du contenu, un sens, une âme ».
Bien que cet éditeur ne vous demande pas de payer pour publier, et qu'on ne le retrouve pas dans la liste de Beall, certaines pratiques ressemblent à celles d'un éditeur prédateur dénoncées sur le site Stop Predatory Journals, telle que « Targeting scholars through mass-email spamming in attempts to get them to publish or serve on editorial boards » [Cibler les scientifiques par le biais de courrier indésirable envoyé en masse pour tenter de les faire publier ou de faire partie de comités de rédaction].
Et pour ce qui est de la révision par les pairs, pour cet éditeur, c’est tout simple « NOUS SOMMES TOTALEMENT TRANSPARENTS. On nous reproche souvent de ne pas proposer d’évaluation par les pairs. En vérité une telle évaluation est souvent détournée comme un moyen de censure (…) Si votre travail a été validé par votre jury de mémoire ou de thèse, c’est qu’il possède les qualités requises pour être publié... » !


PS : pour les nostalgiques, il y a toujours moyen de consulter les listes de Bealls via Internet Archive :
-    les revues : https://web.archive.org/web/20170111172309/https://scholarlyoa.com/individual-journals/
-    les éditeurs : https://web.archive.org/web/20170112125427/https://scholarlyoa.com/publishers/.
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